Maliciels: le spam, fléau d’internet, est né il y a 35 ans

Le courrier indésirable, cette plaie de l’internet. Alors qu’il existe une multitude de mesures pour le contourner, le spam continue d’envahir nos boîtes mails. Inventé par accident il y a 35 ans par un marketeur américain, il représenterait aujourd’hui encore environ 72% du trafic global d’emails, rapporte Geeko.

Ce type de courrier est le cauchemar des internautes. De nature envahissante et intrusive, le spam est une méthode de hameçonnage simple et efficace, mais aussi très peu onéreuse. Sans filtres, il est facile d’être la cible de ces messages saturant très vite les boîtes mails. Les internautes deviennent alors la victime de ces contenus souvent commerciaux incitant parfois à cliquer sur un lien douteux.

La chasse au pourriel s’est cependant intensifiée depuis les cinq dernières années, et un net recul se profile. Les bots informatiques ont la vie dure, surtout depuis que le géant Microsoft en a fait son cheval de bataille. Durant 2012, en collaboration avec le FBI, plusieurs bots ont ainsi été éliminés.

L’inventeur du spam

À l’origine du pourriel, il y avait Gary Thuerk, employé chez Digital Equipment Corporation. En 1978, il conviait en toute innocence plus de 600 personnes pour la présentation d’un nouveau produit de la firme, loin de se douter des répercussions de son acte. Une opération de communication massive et innovante, mal perçue par les invités mais aussi par l’armée américaine. La démarche audacieuse a été mise au pilori, car à l’époque, l’Internet était réservé à des usages sérieux et militaires, et pas à des missions de communication & marketing.

Depuis, le spam s’est répandu dans la toile jusqu’à représenter la proportion la plus importante des mails en circulation. Même si la plupart sont aujourd’hui interceptés avant même de squatter nos messageries.De formes et de natures variables aujourd’hui, le spam continue d’être nuisible. Devenu un phénomène contre lequel on continue à chercher des systèmes de filtrage et de protection, les internautes devraient continuer d’observer une baisse de leur courrier indésirable. Il est cependant de mise de rester vigilant, et bien sûr, de ne pas être la source de ces messages en masse.

RTBF.be, Yasmine Salami | 06.05.2013

Attentat de Boston: le réseau social Reddit s’excuse

Le réseau social Reddit a présenté ses excuses lundi pour avoir abrité sur son site une espèce de chasse aux sorcières menée par des apprentis détectives qui, à la recherche d’indices sur le double attentat de Boston, ont publié des photos de « personnes innocentes ».

« Bien que démarrée avec de bonnes intentions, une partie de l’activité développée sur Reddit a alimenté une chasse aux sorcières et des spéculations dangereuses qui ont fini par avoir des conséquences très négatives pour des personnes innocentes« , a indiqué son directeur général Erik Martin sur un blog.

« Nous devons tous examiner ce qui s’est passé et faire en sorte qu’à l’avenir, nous fassions notre possible pour aider et non gêner pendant un moment de crise« , écrit-il.

Reddit ainsi que certains de ses utilisateurs ou modérateurs ont présenté leurs excuses de façon privée à la famille d’un étudiant un temps soupçonné à tort, alors que l’on cherchait encore à identifier les auteurs de l’attentat, selon Erik Martin.

Néanmoins, la plate-forme de partage d’informations, basée à San Francisco, maintient qu’elle a servi de « grand centre d’information » après le double attentat qui a fait trois morts et quelque 200 blessés.

« La plus grosse partie des activités ont été positives« , dit-il, « elles ont permis aux gens de rester informés, comme elles ont permis de discuter et d’essayer de comprendre ce qui se passait« .

Des apprentis détectives se sont emparés des réseaux sociaux après les attentats, partageant et analysant des photos et des vidéos de l’attentat pris par des téléphones portables ou des caméras, mettant en lumière des personnes portant des sacs à dos noirs, à partir d’un indice donné par la police. Une sous-section de Reddit appelée « findbostonbombers » (trouver les coupables de Boston) a été utilisée toute la semaine pour partager photos et images.

RTBF.be | 23.04.2013 07h11

Grande-Bretagne: les partis ont un accord sur la régulation des médias

Les partis politiques britanniques ont annoncé lundi être parvenus à un accord pour réguler la presse, après le scandale des écoutes dans le pays, un consensus qui devrait éviter au Premier ministre conservateur David Cameron un camouflet au Parlement.

Tous les partis et la majorité des médias s’accordaient sur la nécessité d’une réglementation plus contraignante afin d’éviter les dérives du passé, mais ils divergeaient sur la formule appropriée, avec ou sans encadrement législatif.

Les négociations qui duraient depuis des mois visaient à définir un nouveau système de régulation de la presse, au regard des conclusions rendues fin 2012 par la commission Leveson, mise en place à cause du scandale des écoutes téléphoniques au journal News of the World.

Ce tabloïd est soupçonné d’avoir fait écouter des centaines de personnes pour alimenter sa machine à scoops, une affaire qui a suscité l’indignation de l’opinion publique au Royaume-Uni. Emporté par le scandale, le journal de Rupert Murdoch a mis la clé sous la porte en juillet 2011.

Jeudi, David Cameron avait affirmé que les négociations entre partis avaient échoué, et il avait annoncé qu’un texte, non endossé par les partis, serait soumis lundi aux députés. Mais devant le risque qu’il soit rejeté, les formations politiques s’étaient engagées dans des négociations de dernière minute.

Lundi, les différents camps revendiquaient la victoire.

Selon la vice-présidente du parti travailliste, Harriet Harman, le nouveau système de régulation de la presse s’inscrira dans une « charte royale« , un document qui définit le fonctionnement d’un organe à l’instar de la BBC et de la Banque d’Angleterre, comme le souhaitait le Premier ministre.

« Le cadre (de la régulation de la presse) est déterminé dans la charte royale. Et nous aurons un peu de législation, un peu de loi, que les ministres ne pourront pas modifier« , a-t-elle déclaré.

Belga

RTBF.be | 18.03.2013 12h49

La TV fait-elle de nos enfants des asociaux et des délinquants?

Les enfants qui regardent la télévision plusieurs heures par jour ont plus de risques que les autres d’avoir un comportement antisocial une fois adultes, voire d’être condamnés par la justice, selon une étude néo-zélandaise publiée dans la revue américaine « Pediatrics ».

L’étude, conduite par une équipe de l’université néo-zélandaise d’Otago, a suivi un millier d’enfants nés en 1972 et 1973 et relevé pendant dix ans -de l’âge de cinq à quinze ans- le temps passé devant le poste.

Elle a étudié ce qu’ils étaient devenus, une fois jeunes adultes (26 ans), et relevé une forte corrélation entre le temps passé devant la télévision lorsqu’ils étaient enfants, et le comportement agressif ou antisocial du jeune adulte.

« Le risque d’avoir été condamné par la justice pour les jeunes adultes augmente d’environ 30% pour chaque heure passée devant la télévision en moyenne chaque soir de la semaine« , déclare Bob Hancox, co-auteur de l’étude parue cette semaine.

Pas d’impact du milieu social

La corrélation reste significative une fois pris en compte des paramètres tels que le milieu social de l’enfant ou le niveau d’intelligence.

« Nous ne disons pas que la télévision est la cause de tous les comportements anti-sociaux mais nos constatations suggèrent que réduire le temps de télévision pourrait aider à réduire les comportements anti-sociaux dans notre société« , ajoute le professeur Hancox.

Comme explication, l’étude avance un apprentissage par les enfants du comportement antisocial à partir des programmes télévisés, qui entraîneraient une perte de sensibilité affective et le développement d’un comportement agressif.

Le contenu de ce que les enfants regardent n’est pas le seul facteur d’influence, précise l’étude, qui souligne l’isolation sociale des enfants qui passent des heures devant le poste.

RTBF.be | 19.02.2013 06h47

Cybercriminalité: 60% des Belges y ont été confrontés en 2012

Six Belges sur dix ont été confrontés à un acte de cybercriminalité l’année dernière, révèlent lundi les résultats d’une étude de CERT.be, l’équipe fédérale d’intervention d’urgence en sécurité informatique. Le virus ou le programme malveillant reste le problème le plus fréquemment rencontré par les internautes, qui ne changent pas leur comportement en ligne pour autant.

Selon l’étude menée auprès de 2000 internautes belges âgés de 16 à 70 ans, le virus ou le programme malveillant qui endommage directement l’ordinateur constitue le problème de sécurité en ligne le plus fréquemment rencontré par les utilisateurs (25,72%). Il devance les tentatives de dérober de l’argent ou des informations (18,56%), l’envoi non désiré d’e-mails à partir d’une adresse personnelle (17,16%) et les mots de passe qui ne sont subitement plus valables (14,03%), détaille CERT.be. Au total, six belges sur dix ont été confrontés à des problèmes de sécurité en ligne l’année dernière, révèle CERT.be. Mais l’inquiétude suscitée par cette cybercriminalité n’a pourtant pas de conséquence immédiate sur les comportements en ligne.

Selon l’étude, 40% des sondés ne changent leur mot de passe qu’en cas de problème ou s’ils l’ont oublié, et 22% ne le changent jamais. « La cybercriminalité concerne chaque jour un peu plus les utilisateurs finaux« , analyse Christian Van Heurck, coordinateur chez CERT.be. « Les gens sont préoccupés par la situation, mais ils n’estiment pas toujours les risques à leur juste niveau. C’est pourquoi nous travaillons sur un site web centralisé où les utilisateurs pourront trouver des informations objectives sur les dangers du web et recevoir des conseils pour mieux se protéger.« 

RTBF.be |04.03.2013 à 13h32

Mort d’une infirmière de Kate : les animateurs s’excusent

Lundi 10 Décembre 2012, 15h24

Les deux préntateurs de l’émission de radio australienne au centre du scandale du canular royal en Grande-Bretagne s’excusent. « Nos plus sincères condoléances vont à la famille et aux amis ».

Je n’arrête pas d’y penser », a déclaré Mel Greig à la chaîne Seven Network à propos de la mort de l’infirmière qui avait passé mardi dernier l’appel des plaisantins à une collègue du service de l’hôpital King Edouard VII où se trouvait Kate, l’épouse du prince William.

Jacintha Saldanha, 46 ans et mère de deux enfants, a été retrouvée morte quelques jours plus tard, un suicide selon la presse britannique qui en rend responsables les deux présentateurs australiens.

« Ma première question a été de savoir si elle était mère de famille. J’espère qu’ils sont OK, vraiment », a-t-elle confié pour la première fois depuis les événements. « Je me suis dit que j’aurais simplement voulu leur tendre les bras, les étreindre fort et leur dire pardon ».

Michael Christian, co-auteur du canular s’est dit accablé par la nouvelle de la mort de l’infirmière dont les causes devaient être connues cette semaine. « Consterné, écoeuré, abattu et évidemment (…) nos plus sincères condoléances vont à la famille et aux amis », a-t-il déclaré à la chaîne Nine.

La radio 2Day FM, qui a suspendu les deux animateurs, a indiqué lundi avoir tenté de joindre cinq fois l’hôpital afin de discuter de l’enregistrement avant qu’il soit diffusé.

Southern Cross Austereo, le groupe propriétaire de la radio de Sydney, a décidé de proscrire jusqu’à nouvel ordre tous les canulars de ce genre de ces antennes. Il a également supprimé l’émission au coeur de la polémique, Hot 30.

(afp)

Comment un photographe gère-t-il les images difficiles?

« De l’expérience naît une forme d’habitude. »

Le conflit israélo-palestinien dans la bande de Gaza touche de plein fouet les enfants, premières victimes de cette guerre. La semaine dernière, une image a ému le monde entier, il s’agit de celle d’un père, correspondant à la BBC, tenant le corps de son enfant de onze mois dans les bras. En première ligne de ce conflit et de bien d’autres: l’innocence! Ces images sont difficiles, voire parfois insoutenables, alors comment le photographe de guerre se comporte-t-il face à des événements difficiles? La distance est-elle possible?

Gaël Turine est photojournaliste. Il ne s’est jamais rendu dans la bande de Gaza, mais il travaille sur des zones de conflit. Il explique que « le photographe doit tout photographier car il ne peut pas savoir directement de quelle matière il aura besoin. Après, il décide de montrer le sujet sous tel ou tel aspect. C’est ce qui orientera le choix des images. Mais, on a presque tous des images qui ne correspondent pas à la réalité qu’on veut communiquer », ajoute-t-il. « Là se pose la question: est-ce que je vais à contre-pieds? Est-ce que je vais dans le sens de ce que je voulais montrer? Est-ce que cela correspond à mon intention? Et donc, si le photographe a pris de nombreux clichés d’enfants blessés ou tués, à lui de voir si c’est opportun. »

De son côté, Gaël Turine ne se revendique pas comme photographe de news. Dans son métier, il a l’occasion de prendre plus de recul et de se demander si tel ou tel sujet n’est pas trop difficile à diffuser. « J’ai déjà vu des images particulièrement dures. Même si elles peuvent faire naître une sorte d’émotion éphémère chez le lecteur, je ne suis pas certain qu’elles engendrent une forme de conscientisation. Quand c’est trop ‘hard’, je pense que cela dessert l’information. Mais la manière dont cette matière est utilisée, mise en page dans le journal, joue beaucoup. Le photojournaliste ne réalise qu’une partie du boulot. Il a donc peu de maîtrise sur la manière dont son image sera diffusée. C’est une des raisons pour lesquelles je ne fais pas de news. »

Les photographes sont donc parfois confrontés à des scènes difficiles, Gaël explique comment prendre du recul pour ne pas se laisser envahir par l’émotion.«  Les photographes veulent se montrer assez efficaces, mais, outre les impératifs éthiques, ils sont confrontés aux aspects financiers et aux deadlines. Du coup, pas mal d’entre eux arrivent à se protéger par la fonction qu’ils ont sur place et par les autres impératifs auxquels ils doivent répondre. Au moment de prendre la photo, le boîtier est un très bon bouclier. ». Il ajoute: « Un photographe qui prend le temps d’écouter les gens et de leur parler peut être confronté à des émotions plus fortes et plus difficiles à gérer. Ce qui est sans doute moins le cas pour les photographes de news. Je ne dis pas qu’ils n’en ont pas envie, mais juste qu’ils ne se retrouvent pas dans cette possibilité là. Sans décréter qu’ils sont blasés, de l’expérience naît une forme d’habitude. J’en connais beaucoup qui parlent avec un détachement qui, dans un premier temps, peut paraître choquant. Mais, ils ne sont pas non plus complètement protégés. Plus d’un photographe de news est humainement abîmé. »

La Libre.be, Stéphanie Carion | 20.11.2012